FISA Rowing World Cup I Banyoles

Allgemein, Wettkampf on Juni 1st, 2009 No Comments

Durch etliche Prüfungen und anderen mehr Belastungen zögerte sich unser Bericht über den ersten Weltcup leider ein wenig heraus. Als Zeichen unserer Multilingualität wurde dieser von Lucas auf Französisch verfasst.

Mercredi, réveil 6:30. Après avoir pris le temps de manger mon dernier vrai petit dejeuner avant lundi matin, je prend le bus direction Cointrin. Vol 1401 pour Barcelone. C’est là où je me rend compte que ça risque fort d’être la fête, jour de la finale de la Ligue des Champions… En effet, les barcelonais sont déjà bien en forme à mon arrivée.

Un type brandissant mon nom et le logo de la coupe du monde m’attend. Bizarrement, il a l’air soulagé que je sois là. Apparemment il doit aussi amener deux tchèques et un slovène à leur hôtel, et ils ont l’air pressés et aggressifs. Ondrej, Vaclav et Iztok nous suivent jusqu’au car, direction Hotel Nord Gironi. Le trajet devait durer 40min. Une heure et demie plus tard, Ondrej et Vaclav ont fini leurs deux kilos de glace à la vanille, et moi je combats la faim en révisant mes cours d’uni….sur le système digestif.

L’hôtel ressemble à une déchetterie depuis l’extérieur, mais n’est pas trop mal a l’interieur. Après 4h d’attente, mes copains zurichois et lucernois arrivent aussi, juste à temps pour faire une première sortie aquatique avant la fermeture du bassin. Après la première pesée sur la balance officielle, un petit meeting avec Mr. Cox et un petit souper, on prend la décision d’alller se coucher. Mais les fans du ballon rond n’aiment pas les gens qui se couchent tôt, et ils s’arrangent pour tirer tous leurs feux d’artifice au-dessus de notre hôtel…

Jeudi, réveil 7:15. Dernier jour avant les éliminatoires. Une petite sortie le matin, histoire de se mettre en jambes, avec un petit 500m cadence course. Le bateau glisse bien, la cadence joue, mais on est encore un peu crispé. La balance nous nargue, on mange peu, et on transpire beaucoup. La météo joue le jeu, il fait beau et chaud, les rameurs nordiques risquent fort d’épuiser leurs stocks de crème solaire 50+. Nous poids-légers, on aime ça. Notre poids chute comme si on nous emputait des membres. Grace aux navettes, on ne perd pas de temps et on rentre a l’hotel pour faire une sieste, reviser et ne rien manger. Le deuxieme “paddling” se passe dans les vagues, mais on s’en sort pas mal. Un petit massage, un peu de nourriture et d’eau, et hop au lit! (a la télé ils passent en boucle les exploits footbalistiques de la veille, rien de très innovant…)

Vendredi, jour des eliminatoires. La grille de départ s’annonce rude: SUI-CAN-POL-FRA-ITA-GBR. Les chauffeurs de navettes ont trop fait la fête apparemment, notre bus n’arrive pas. Christian Stofer engueule et insulte les dirigeants catalans pour leur organisation pourrie. En attendant, on met mille couches d’habits pour aller suer les grammes en trop. Avec un poids combiné de 279.9 kg à la pesée, on aurait difficilement pu commencer mieux la journee. La course commence bien, on est dans dans le tas après 500m. Les italiens partent comme une bombe. Les canadiens et les polonais, 2emes et 3emes aux JO, sont une longueur derrière nous a 1000m; un sentiment bizarre mais motivant. On se tire la bourre avec les français, 4emes aux JO, jusqu’a la ligne. On arrive 3emes en 6:09, après les italiens et les français. On est a 4 secondes des meilleurs mondiaux, les écarts sont incroyablement minimes. Demain, la finale A est a notre portée: repêchage contre les anglais, les danois et les hollandais. Une première ou une deuxième place, et on est Rowing World Cup Finalists.

Samedi, grasse mat’. La course est dans l’après-midi. On se lève tranquilement vers 9h pour controler le poids, et réviser un peu pour l’uni. Repechage contre les anglais, les danois et les hollandais. Sur papier on est deuxiemes, et donc promus en finale A, mais la course reste à faire. Le départ est bon et on se tire tous la bourre, sauf les hollandais un peu à la traine. Notre “Neustart” fulminant à 950m fonctionne moyennement, on remonte les anglais, mais ils nous reprennent tout de suite un quart de longueur. La lutte continue jusqu’a la ligne, le dernier 500m est interminable et je vomis presque mes poumons. On finit 3emes à 49″ des anglais. La déception est grande, on fait notre crise, mais on se reprend rapidement pour préparer la finale B. Les français ont loupé aussi, pour encore moins que nous, dans l’autre repêchage. Ils seront nos adversaires principaux pour la 7eme place.

Dimanche, dernier jour de course. On part de l’hotel a 6h du matin. Le ciel trouble et les températures fraiches ne nous facilitent pas la tâche du poids. Pour la premiere fois on se loupe et on n’a pas le poids après la sortie matinale, ce qui nous oblige à aller suer le reste sur l’ergo. Pour finir, on retombe pile sur notre poids fétiche de 279,9 kg. La course est la meilleure de la régate. On n’arrive pourtant pas à tenir les français, mais on a un bon rythme et une bonne cadence, ce qui nous permet de distancer rapidement les polonais, les hollandais et les canadiens. On arrive finalement 2emes, donc 8emes au général.

Malgré la déception de la finale a qui nous a passé sous le nez, on garde un bilan très positif de cette première coupe du monde. Pratiquement toutes les grandes nations etaient présentes, ce qui rend cette 8eme place tout a fait acceptable. Malgré notre jeune âge ainsi que notre manque d’expérience (relatif) à ce niveau, les secondes qui nous separent de l’elite mondiale peuvent se compter sur les doigts d’une main, ce qui démontre la densité incroyable de la catégorie du 4 poids légers.

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